Aperçu
Fortement dépendantes de l’agriculture pluviale et de l’élevage pour leurs moyens de subsistance, les populations de la région du Sahel au Burkina Faso sont particulièrement vulnérables aux impacts du changement climatique. Selon les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les températures au Burkina Faso devraient augmenter de 3 à 4 °C d’ici à 2080-2099, par rapport à la période 1980-1999. Les sécheresses, les inondations, la désertification et les vagues de chaleur sont autant d’événements qui ont un impact négatif sur les écosystèmes et le bien-être des populations déjà touchées par des crises politiques, sanitaires, sécuritaires et économiques. La dégradation de l’environnement entraîne une perte de biodiversité, une réduction des zones forestières, une aridification des sols et constitue une menace directe pour les ressources en eau.
Les communautés de la région font partie de celles dont le taux d’accès à l’eau potable est inférieur à la moyenne nationale (56,9 % contre 63 %). Le manque d’accès à l’eau potable est synonyme de mauvais accès aux services d’hygiène et d’assainissement, avec des répercussions considérables sur la santé, l’éducation et les activités économiques des populations, et touche particulièrement les femmes et les filles.
C’est dans ce contexte que Cowater met en œuvre le projet « Bien-être socio-économique des populations vulnérables dans la région du Sahel » (ESEPV-Sahel), financé par Affaires mondiales Canada, Iamgold et la Fondation One Drop dans les communes ciblées de Dori, Falagountou et Gorom-Gorom dans la région du Sahel au Burkina Faso.
L’adaptation, plus qu’un défi pour le projet ESEPV-Sahel !
Défi
Le défi du projet ESEPV-Sahel est d’utiliser l’eau comme levier pour le développement et le bien-être socio-économique des populations cibles. En effet, il reconnaît qu’une mobilisation durable, efficace et équitable des ressources en eau nécessite de les préserver en protégeant les bassins hydrographiques, contribuant ainsi à accroître la résilience des populations et à préserver la santé environnementale et humaine.
Parties prenantes
Comme le dit le proverbe populaire, « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Le projet ESEPV-Sahel, avec son approche durable, travaille en partenariat avec le ministère en charge de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement et ses services techniques centraux et décentralisés ; les collectivités locales et l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) ; la population à la base organisée à travers les Comités locaux de l’eau (CLE), les Associations d’usagers de l’eau (AUE), les Conseils villageois de développement (CVD) et les Organisations de la société civile.
Activités entreprises et planifiées
Le projet ESEPV-Sahel a initié des actions ciblées pour protéger les bassins hydrographiques, une mesure préventive contre l’envasement des plans d’eau. En partenariat avec l’AEL, l’objectif est de renforcer la capacité de trois CLE de la zone du projet à devenir des leaders au sein de leurs communautés en :
- Promouvoir les bonnes pratiques environnementales
- Planifier et mettre en œuvre des actions de protection des bassins hydrographiques et des ressources en eau
- Sensibiliser les populations à leurs responsabilités d’éco-citoyens.
Le projet travaille également avec toutes les parties prenantes sur
- l’élaboration d’un schéma directeur d’approvisionnement en eau potable pour les communes de Dori, Falagountou et Gorom-Gorom couvrant la période allant jusqu’à 2050, un outil de planification pour l’utilisation rationnelle et la gestion durable des ressources en eau qui sera mis à la disposition des parties prenantes aux niveaux national, régional et communal, y compris les partenaires techniques et financiers ; et
- l’élaboration d’une stratégie de gestion et de réutilisation des boues qui permettra d’éliminer les sources de pollution de l’environnement et des ressources en eau et offrira une opportunité d’utilisation agricole (fertilisation des sols) et de restauration du couvert végétal.


