Afnan, Ghena, Shaima et Zeinab deviendront les premières techniciennes en énergies renouvelables de Cisjordanie. Elles brisent les barrières et construisent une société plus inclusive. Pour leur génération et les générations à venir, elles sont devenues des modèles qui motivent d’autres femmes à poursuivre une formation technique et un emploi.
Cette percée a été rendue possible grâce au soutien du projet Generating Revenue Opportunities for Women and Youth (GROW), mis en œuvre par Cowater International et financé par Affaires mondiales Canada. Le projet vise à renforcer l’autonomisation économique et à accroître la prospérité des femmes et des jeunes à faible revenu en Cisjordanie.
En 2020, GROW, en collaboration avec le Hisham Hijjawi College of Technology de l’Université An Najah, a accordé quatre bourses d’études à de jeunes femmes pour encourager leur inscription à un programme de diplôme de deux ans en ingénierie des énergies renouvelables.
La décision de s’inscrire dans cette spécialisation unique a été difficile pour Afnan Abu Ariesh, 18 ans, du camp de réfugiés d’Al-Ein à Naplouse. De temps à autre, on lui disait que ce domaine était réservé aux hommes. Croyant que le design d’intérieur offrait un choix de carrière plus approprié pour les filles, sa famille l’encourageait à étudier cela à la place.
Afnan Abu Ariesh explique avec enthousiasme : « Quand j’ai entendu parler pour la première fois de la spécialisation en énergies renouvelables, j’ai fait des recherches en ligne et j’ai appris davantage sur le sujet, et cela m’a beaucoup plu. Au début, j’ai fait face à une certaine résistance, car le domaine est dominé par les jeunes hommes. Mais je voulais me défier moi-même et défier ceux qui m’entourent. J’espère être à la hauteur de ce défi. »
La bourse de GROW a été un facteur important pour obtenir le soutien de la famille d’Afnan. Afnan croit que parce que ce domaine est nouveau, elle aura de meilleures opportunités d’emploi. Elle aspire également à inventer ses propres projets d’énergies renouvelables.
Afnan Abu ariesh, 18 ans, Naplouse
Issue d’un foyer de dix membres, Shaima Shalabi, 18 ans, est la première personne de sa famille et du district de Salfit à avoir eu l’opportunité de s’inscrire dans cette spécialisation.
Sans la bourse de GROW, Shaima n’aurait pas pu accéder à l’enseignement supérieur en raison de la situation financière difficile de sa famille. Elle souligne : « Ceux qui m’ont le plus encouragée étaient mon père et mon oncle. Ils attendent ma graduation pour installer des panneaux solaires à la maison. Puisque actuellement peu de femmes s’inscrivent dans cette spécialisation, j’aurai de meilleures opportunités d’emploi. »
Shaima shalabi, 18 ans, Salfit
Ghena Shanti est une étudiante de 29 ans de Qalqiliya. Le parcours de Ghena qui l’a menée à prendre la décision de poursuivre ses études en énergies renouvelables n’a pas été facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Ghena a lutté au cours des dernières années pour sortir d’une relation difficile qui l’empêchait de poursuivre tout avancement éducatif ou professionnel. Pour compenser cette lacune, Ghena a commencé à s’impliquer dans diverses activités communautaires bénévoles, qui lui ont donné un sentiment d’utilité. Quand elle a finalement eu le courage de poursuivre des études supérieures, sa candidature universitaire a été rejetée plusieurs fois parce que son diplôme d’études secondaires était périmé.
Pour Ghena, la bourse de GROW ouvrira la voie à un avenir plus prometteur. Après avoir obtenu son diplôme, elle prévoit de transférer à l’Université An Najah pour obtenir un baccalauréat en énergies renouvelables, tout en travaillant dans ce domaine.
Encouragée par ses frères, Zainab, 17 ans, s’est d’abord inscrite à l’université pour étudier les technologies de l’information. Mais quand elle a entendu parler de la bourse de GROW et du domaine des énergies renouvelables, elle a été motivée à changer de domaine d’études. Zainab dit : « Les énergies renouvelables sont la perspective d’un avenir meilleur. C’est un domaine non traditionnel qui pourrait potentiellement ouvrir de nouvelles opportunités pour les femmes palestiniennes. »
Après avoir terminé ce diplôme, Zainab aspire à poursuivre son baccalauréat dans ce domaine.


